Capital Humain & Qualifications

Développer le capital humain à partir des objectifs et des risques

Dans le champ du capital humain, iRMA a formalisé un cadre doctrinal et méthodologique de Développement du Capital Humain Fondé sur le Risque (Risk-Based Human Capital Development). L’approche part des objectifs poursuivis, du cadre institutionnel, juridique et normatif, des risques susceptibles d’en compromettre l’atteinte et des capacités humaines nécessaires à leur maîtrise.

La logique iRMA

  1. 1 Objectifs
  2. 2 Risques
  3. 3 Capacités humaines
  4. 4 Compétences
  5. 5 Standards & preuves
  6. 6 Développement, reconnaissance et maintien

La doctrine : partir des objectifs, pas de l’offre de formation

La Formation Professionnelle, la VAE, la certification, le transfert et la localisation des compétences, la mobilité professionnelle, le Développement Professionnel Continu et l’assurance qualité sont considérés comme des mécanismes complémentaires de réponse à des besoins de capacité, et non comme des finalités autonomes.

Formation Professionnelle

VAE

Certification

Transfert et localisation des compétences

Mobilité professionnelle

Développement Professionnel Continu

Assurance qualité

La chaîne méthodologique

Le Standard Méthodologique iRMA

Pourquoi cette intervention ?

Depuis 2018, les principes de cette doctrine sont formalisés et opérationnalisés dans un Standard Méthodologique iRMA. Celui-ci structure l’ingénierie des standards professionnels et des référentiels, l’évaluation, les preuves, la qualification des experts et l’assurance qualité. Il croise la lecture des risques avec l’analyse du travail réel afin de construire des standards professionnels complets, sans réduire un métier ou une fonction aux seuls risques identifiés. Ce Standard constitue également le socle méthodologique de la proposition iRMA d’un Modèle National de Développement du Capital Humain Fondé sur le Risque.

Parce que, dans la philosophie d’iRMA, fondée sur les principes de l’ISO 31000, nous formulons le risque de manière opérationnelle comme la possibilité que, sous l’effet de l’incertitude, le résultat réel s’écarte de l’objectif poursuivi.

Dans le contexte du capital humain, cette compréhension du risque nous permet d’identifier, pour chaque partie prenante, les principaux résultats-risques susceptibles d’affecter l’atteinte de ses objectifs.

Pour le bénéficiaire, les principaux risques concernent l’inadéquation entre les compétences détenues et celles requises, l’érosion de l’employabilité, les difficultés d’insertion ou de réinsertion professionnelle, la non-reconnaissance des acquis et les limitations de la mobilité professionnelle et de la progression de carrière.

Pour les entreprises et les projets, ils concernent les déficits de compétences critiques, les skills gaps, les pénuries de profils qualifiés, ainsi que l’insuffisance de transfert, de capitalisation et de localisation des compétences, avec des effets possibles sur la productivité, la qualité, la sécurité, les coûts, les délais et la dépendance à l’expertise extérieure.

Pour l’État et l’économie, le risque principal est le désalignement entre l’offre de compétences et les besoins du marché du travail, avec pour conséquences le chômage et le sous-emploi, l’insuffisance de compétences dans les secteurs stratégiques, une faible mobilité professionnelle, une dépendance à l’expertise étrangère et une moindre productivité et compétitivité.

C’est dans cette perspective que nous considérons la formation professionnelle, la validation et la reconnaissance des acquis de l’expérience, la certification professionnelle et l’assurance qualité comme des mécanismes complémentaires de maîtrise des risques liés au capital humain.

Le Standard Méthodologique iRMA, pour sa part, vise à réduire l’incertitude sur la manière dont les compétences sont identifiées, structurées, développées, évaluées, reconnues, capitalisées, rendues portables et maintenues dans le temps.

Découvrir le Standard Méthodologique

Standards professionnels, RNMC et référentiels

Le standard professionnel maître décrit le métier ou la fonction dans sa globalité : mission, fonctions, activités, tâches, situations professionnelles, résultats attendus, conditions d’exercice, responsabilités et risques associés. Le RNMC, tel que défini par iRMA, constitue la source maître à partir de laquelle les dispositifs de Formation et de VAE sont structurés.

VAE, évaluation et certification

Formation et VAE convergent vers le même standard professionnel. La Formation développe les compétences ; la VAE identifie, documente, évalue et reconnaît celles déjà acquises ; la certification atteste une maîtrise démontrée au regard du standard. Les preuves doivent être valides, fiables, authentiques, suffisantes, actuelles, impartiales et traçables.

Habilitation des experts & assurance qualité

La qualité d’un système de qualification dépend autant de la fiabilité de ses décisions que de la qualité de ses référentiels. iRMA structure la qualification des experts, la calibration, la modération, la séparation appropriée des rôles, la surveillance, la traçabilité, le contrôle, le recours et l’amélioration continue.

Mobilité, transfert et localisation des compétences

La méthode permet de capitaliser les acquis démontrés, d’identifier les compétences transférables et de traiter uniquement les écarts nécessaires à une mobilité horizontale ou verticale. Elle distingue également la portabilité des acquis, le transfert et la localisation des savoir-faire.

Désignations professionnelles

Les désignations professionnelles d’iRMA reconnaissent un niveau déterminé de connaissances, de compétences, d’expérience et de maîtrise professionnelle dans les domaines couverts par l’Institut.

Assurance

PA ; PAA ; PAAA ; JuPI ; CCAC ; EGS ; CAP ; AGC ; CAC

Risk Management

RM ; ARM ; RMAC ; RMBC

Compliance

CCO

ESG & Responsible Business

CERBP

Les douze principes