C’est précisément dans le prolongement de cette vocation de promotion des bonnes pratiques en management des risques, mais cette fois appliquée au capital humain, que, depuis sa création en 2018, iRMA développe et consolide également un Standard Méthodologique appliqué à la conception et à la structuration des référentiels de métiers, de compétences, de formation, d’évaluation et de certification, à la validation et à la reconnaissance des acquis de l’expérience, ainsi qu’aux mécanismes d’assurance qualité qui encadrent l’ensemble de ce dispositif.
Parce que, dans la philosophie d’iRMA, fondée sur les principes de l’ISO 31000, nous formulons le risque de manière opérationnelle comme la possibilité que, sous l’effet de l’incertitude, le résultat réel s’écarte de l’objectif poursuivi.\n\nDans le contexte du capital humain, cette compréhension du risque nous permet d’identifier, pour chaque partie prenante, les principaux résultats-risques susceptibles d’affecter l’atteinte de ses objectifs.\n\nPour le bénéficiaire, les principaux risques concernent l’inadéquation entre les compétences détenues et celles requises, l’érosion de l’employabilité, les difficultés d’insertion ou de réinsertion professionnelle, la non-reconnaissance des acquis et les limitations de la mobilité professionnelle et de la progression de carrière.\n\nPour les entreprises et les projets, ils concernent les déficits de compétences critiques, les skills gaps, les pénuries de profils qualifiés, ainsi que l’insuffisance de transfert, de capitalisation et de localisation des compétences, avec des effets possibles sur la productivité, la qualité, la sécurité, les coûts, les délais et la dépendance à l’expertise extérieure.\n\nPour l’État et l’économie, le risque principal est le désalignement entre l’offre de compétences et les besoins du marché du travail, avec pour conséquences le chômage et le sous-emploi, l’insuffisance de compétences dans les secteurs stratégiques, une faible mobilité professionnelle, une dépendance à l’expertise étrangère et une moindre productivité et compétitivité.\n\nC’est dans cette perspective que nous considérons la formation professionnelle, la validation et la reconnaissance des acquis de l’expérience, la certification professionnelle et l’assurance qualité comme des mécanismes complémentaires de maîtrise des risques liés au capital humain.\n\nLe Standard Méthodologique iRMA, pour sa part, vise à réduire l’incertitude sur la manière dont les compétences sont identifiées, structurées, développées, évaluées, reconnues, capitalisées, rendues portables et maintenues dans le temps.
Le travail réel comme point de départ de l'analyse des métiers ;
La formulation de compétences observables et évaluables ;
La définition de critères, niveaux, preuves et méthodes d'évaluation ;
Un standard professionnel commun aux voies VAE et Formation ;
La contextualisation contrôlée sans abaissement des exigences essentielles ;
L'assurance qualité, la traçabilité, l'impartialité et l'auditabilité ;
La mobilité professionnelle, la capitalisation, la portabilité, la comparabilité et les passerelles ;
La maîtrise documentaire, la révision et l'actualisation.
iRMA apporte un appui méthodologique, normatif, technique et scientifique à la conception de référentiels de métiers, de compétences, de formation, d’évaluation et de certification, ainsi qu’aux dispositifs d’assurance qualité associés.\n\nL’objectif est de construire des référentiels ancrés dans le travail réel, suffisamment robustes pour soutenir la formation et la reconnaissance des acquis, et suffisamment structurés pour permettre l’évaluation, la traçabilité, la mobilité et l’actualisation.